dijous, 30 de setembre de 2010

Les choses telles qu'elles étaient

"Vivre vite, mourir jeune et avoir un beau cadavre." Telle était la maxime des journalistes du magazine Drum dans les années 1950. Lewis Nkosi n’est pas mort jeune – il s’est éteint le 5 septembre à Johannesburg, après avoir vécu près de 74 ans, dont 31 en exil –, mais il appartenait à ce cercle de passionnés, prêts à tout pour leur métier. L’Afrique du Sud pleure un auteur éclectique – critique, compositeur et écrivain – parmi les plus talentueux de sa génération.

Natif de Durban, il commence sa carrière au Ilanga Lase Natal, un journal en zoulou. À 19 ans, il rejoint Drum, tout premier magazine sud-africain destiné à un lectorat noir, réalisé par des journalistes noirs et dirigé par le Britannique Jim Bailey. Le mensuel traite des sujets de société et décrit la vie à Sophiatown, un quartier métissé de Jo’Burg, avant que les Noirs ne soient expulsés à Soweto. "C’était ça, le style Drum : pas de discours enflammés, pas de propagande acharnée contre l’apartheid. Simplement montrer les choses telles qu’elles étaient", disait Nkosi.

Pascal Airault, Lewis Nkosi, tambour battant. Jeune Afrique.

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